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un clin d'oeil du sud ouest
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28 juin 2014

chaleur et orages

Dans mon sud-ouest alerte aux orages avec risques de grêle. Pour qui vont-ils être ces maudits orages....? Je ne vis pas comme les agriculteurs, les maraîchers des revenus de la terre, .... Mais j'ai du mal à imaginer que toutes ces heures qu'on donne à nos plantes peuvent être anéanties en quelques minutes, alors je me suis fais plaisir en photographiant quelques unes de mes fleurs et le jardin potager de z'hom . Que restera-t-il demain ? avec un peu de change tout je l'espère, à voir...

Quelques unes de mes fleurs : gérniums, pélargoniums, bégonias, diplodanias, agrumes....

 

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et puis le petit potager avec tomates, courgettes, haricots verts, salades, melons

 

 

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 l'abricotier avec ses fruits qui commencent à virer à l'orange et le prunier avec des branches pleines de fruits, à craquer

 

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27 juin 2014

Poêlée de carottes

Encore un plat d'été extra simple avec des carottes primeurs, bien tendres, bien goûteuses... Pas besoin  de beaucoup de préparation, simplement une cuisson lente  avec une surveillance régulière pour que les légumes ne noircissent pas. C'est encore un plat de mon enfance que je vous présente ce jour, plat que l'on faisait à la maison quand les femmes prenaient le temps d'accomoder leurs mets avec des cuissons lentes, que ce soient en hiver ou même en été. C'est parce que je dispose de plus de temps que je retourne à ce mode de préparation.

 

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Ingrédients pour 2 personnes

  • une botte de carottes primeurs
  • une pomme de terre
  • du persil et de l'ail
  • pour moi 1 cuillère à café de graisse de canard (je suis du sud ouest, à ne pas oublier (miam, miam les bons canards du gers)  avec une cuillère à café d'huile

 

 

Préparation :

  1. Eplucher les carottes  et les couper en lamelles (pas trop fines). Couper la pomme de terre en petits cubes.
  2. Mettre le tout dans une poêle avec la matière grasse, et cuire tout doucement (sur l'induction 5 pour une graduation qui va jusqu'à 9) pendant une bonne demi heure sans oublier de les retourner de temps en temps, pour éviter qu'elles n'attachent au fond de la poêle)
  3. Ajouter la persillée juste avant de servir.

 

Idéal pour accompagner une côte de veau par exemple.

22 juin 2014

Pintade braisée aux lardons

Trop chaud aujourd'hui près d'Albi  (plus de 30°)pour utiliser  le four, alors j'ai cherché une recette  que j'ai pu faire à la cocotte,  j'ai ainsi pu garder un peu de fraîcheur dans ma cuisine

 

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 Ingrédients  (pour 6 personnes)

1 pintade découpée

4 échalotes

1 cuillère à soupe bombée de farine

200 g de lardons fumés (j'en ai mis 150 g et c'était suffisant)

300 g de petits champignons de Paris

10 cl de Cognac

10 cl de vin blanc

30 cl de bouillon au choix

1 cuillère à soupe de persil

huile

sel et poivre

 

Préparation :

  1. Salez et poivrez les morceaux de pintade. Dans une cocotte versez un fond d'huile et faites y dorer les morceaux pendant 10 mn environ. 2pluchez et hachez les échalotes. Quand tous les morceaux de pintade sont bien dorés, ajoutez les échalotes puis la farine, mélangez et laissez cuire 5 mn à feu moyen,
  2. Placez les morceaux de volaille dans un plat, et éliminez la graisse qui s'est formée dans la cocotte. Plongez les lardons dans une casserole d'eau bouillante pendant 20 secondes. Lavez les champignons. Ajoutez dans la cocotte les champignons et les lardons, salez et poivrez, puis faite cuire pendant 5 minuites en remuant de temps en temps.
  3. Versez ensuite le Cognac et flambez, puis ajoutez le vin blanc. Faites  bouillir pendant 1 minute puis ajoutez le bouillon et les morceaux de pintade dorés. Mélangez et couvrez et laissez cuire à petit feu pendant 25 minutes. Ajoutez le persil en toute fin de cuisson.

 

On peut accompagner ce plat de pommes de terre vapeur ou sautées par exemple....

 

 

 

 

 

 

 

 

15 juin 2014

fête du vent et fête du cheval

Nous ne sommes pas sur une plage en bord de mer mais sur l'ancien site minier de CAP DECOUVERTE près de CARMAUX; différentres animations ce jour : fête du cheval, fête du vent, et vide grenier.

Tout d'abord quelques photos  des cerf-volants  qui évoluaient  sous un ciel mitigé, mais EOL  était bien présent, toutes les voiles bruissaient sur cette colline dominante.

 

 

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cap découverte fête du vent 15 juin 2014 2

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Seconde étape : fête du cheval

Quelques belles bêtes nous ont été présentées dans différentes prestations, un peu de poussière au passage des montures, les sabots qui crissent, les roues qui grincent, l'odeur  des chevaux, un bien agréable moment pour moi.

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14 juin 2014

Coeur d'artichaut frais en salade

Des crudités, des crudités !!! il faut  bien faire le plein de vitamines. Alors aujourd'hui je vous propose une recette que faisaient ma mère et ma grand mère, évidemment il y  avait à cette saison des quantités d'artichauts dans le jardin, cette entrée avait même été préparée pour un repas de communion (sans oeuf je crois). Un peu surprenant  de manger l'artichaut cru, mais je vous invite à goûter.

N'ayant pas d'artichaut dans le jardin, j'ai acheté une botte d'artichauts violés, je les trouve plus tendre et surtout plus goûteux.

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Ingrédients pour deux personnes :

  • un bouquet d'artichauts violés
  • 2 oeufs durs
  • un peu de persil (frais de préférence)
  • une vinaigrette toute simple ou selon votre goût avec de la moutarde...

 

Préparation :

Prenez chaque artichaut frais , et en partant du fond  et en tournant couper tout la partie haute et dure de chaque feuille, de façon à obtenir un coeur d'artichaut.

Couper ces coeurs d'artichauts  en lamelles.

Ajouter le persil haché .

Arrosez d' une vinaigrette bien relevée.

Parsemez de jaune d'oeuf en mimosa.

 

Pour ne pas jeter les blancs des oeufs je les ai ajoutés finement hachés aux coeurs d'artichauts.

 

 

 

 

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1 juin 2014

les genets

Ce jour, promenade au bord d'un lac près de chez moi,   qui m'a permis de faire  un beau bouquet de genêt subtilement parfumé.

 

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Je me permets de mettre en ligne ce très beau poème de François Fabié ( né au Moulin de Roupeyrac à Durenque (Aveyron) le 3 novembre 1846 et mort le 18 juillet 1928 à La Valette-du-Var (Var) ; F. Fabiéest un poète régionaliste français. Le Moulin de Roupeyrac, sa maison natale, est aujourd'hui un musée consacré à sa vie et à son œuvre.

 

Les genêts

Les genêts, doucement balancés par la brise, 
Sur les vastes plateaux font une boule d'or ; 
Et tandis que le pâtre à leur ombre s'endort, 
Son troupeau va broutant cette fleur qui le grise ;

Cette fleur qui le fait rêver d'amour, le soir, 
Quand il roule du haut des monts vers les étables, 
Et qu'il croise en chemin les grands boeufs vénérables 
Dont les doux beuglements appellent l'abreuvoir ;

cette fleur toute d'or, de lumière et de soie,
En papillons posée au bout des brins menus,
Et dont les lourds parfums semblent être venus
De la plage lointaine où le soleil se noie...

Certes, j'aime les prés où chantent les grillons, 
Et la vigne pendue aux flancs de la colline, 
Et les champs de bleuets sur qui le blé s'incline, 
Comme sur des yeux bleus tombent des cheveux blonds.

Mais je préfère aux prés fleuris, aux grasses plaines, 
Aux coteaux où la vigne étend ses pampres verts, 
Les sauvages sommets de genêts recouverts, 
Qui font au vent d'été de si fauves haleines.

*
* *

Vous en souvenez-vous, genêts de mon pays, 
Des petits écoliers aux cheveux en broussailles 
Qui s'enfonçaient sous vos rameaux comme des cailles, 
Troublant dans leur sommeil les lapins ébahis ?

Comme l'herbe était fraîche à l'abri de vos tiges !
Comme on s'y trouvait bien, sur le dos allongé,
Dans le thym qui faisait, aux sauges mélangé,
Un parfum enivrant à donner des vertiges !

Et quelle émotion lorsqu'un léger froufrou 
Annonçait la fauvette apportant la pâture, 
Et qu'en bien l'épiant on trouvait d'aventure 
Son nid plein d'oiseaux nus et qui tendaient le cou !

Quel bonheur, quand le givre avait garni de perles 
Vos fins rameaux émus qui sifflaient dans le vent,
- Précoces braconniers, - de revenir souvent 
Tendre en vos corridors des lacets pour les merles.

*
* *

Mais il fallut quitter les genêts et les monts, 
S'en aller au collège étudier des livres, 
Et sentir, loin de l'air natal qui vous rend ivres, 
S'engourdir ses jarrets et siffler ses poumons ;

Passer de longs hivers dans des salles bien closes, 
A regarder la neige à travers les carreaux,
Éternuant dans des auteurs petits et gros, 
Et soupirant après les oiseaux et les roses ;

Et, l'été, se haussant sur son banc d'écolier, 
Comme un forçat qui, tout en ramant, tend sa chaîne, 
Pour sentir si le vent de la lande prochaine 
Ne vous apporte pas le parfum familier.

*
* *

Enfin, la grille s'ouvre ! on retourne au village ;
Ainsi que les genêts notre âme est tout en fleurs, 
Et dans les houx remplis de vieux merles siffleurs, 
On sent un air plus pur qui vous souffle au visage.

On retrouve l'enfant blonde avec qui cent fois 
On a jadis couru la forêt et la lande ; 
Elle n'a point changé, - sinon qu'elle est plus grande, 
Que ses yeux sont plus doux et plus douce sa voix.

" Revenons aux genêts ! - Je le veux bien ? " dit-elle. 
Et l'on va côte à côte, en causant, tout troublés 
Par le souffle inconnu qui passe sur les blés, 
Par le chant d'une source ou par le bruit d'une aile.

Les genêts ont grandi, mais pourtant moins que nous ; 
Il faut nous bien baisser pour passer sous leurs branches, 
Encore accroche-t-elle un peu ses coiffes blanches ; 
Quant à moi, je me mets simplement à genoux.

Et nous parlons des temps lointains, des courses folles, 
Des nids ravis ensemble, et de ces riens charmants 
Qui paraissent toujours si beaux aux coeurs aimants 
Parce que les regards soulignent les paroles.

Puis le silence ; puis la rougeur des aveux, 
Et le sein qui palpite, et la main qui tressaille,
Au loin un tendre appel de ramier ou de caille... 
Comme le serpolet sent bon dans les cheveux !

Et les fleurs des genêts nous font un diadème ;
Et, par l'écartement des branches, haut dans l'air.
Paraît comme un point noir l'alouette au chant clair
Qui, de l'azur, bénit le coin d'ombre où l'on aime !...

Ah ! de ces jours lointains, si lointains et si doux, 
De ces jours dont un seul vaut une vie entière,
- Et de la blonde enfant qui dort au cimetière, -
Genêts de mon pays, vous en souvenez-vous ?

 Les genêts, doucement balancés par la brise,
Sur les vastes plateaux font une houle d’or ;
Et, tandis que le pâtre à leur ombre s’endort,
Son troupeau va broutant cette fleur qui le grise ;

Cette fleur qui le fait bêler d’amour, le soir,
Quand il roule des hauts des monts vers les étables,
Et qu’il croise en chemin les grands bœufs vénérables
Dont les doux beuglements appellent l’abreuvoir ;

Cette fleur toute d’or, de lumière et de soie,
En papillons posée au bout des brins menus,
Et dont les lourds parfums semblent être venus
De la plage lointaine où le soleil se noie....

Certes, j’aime les prés où chantent les grillons,
Et la vigne pendue aux flancs de la colline,
Et les champs de bleuets sur qui le blé s’incline,
Comme sur des yeux bleus tombent des cheveux blonds.

Mais je préfère aux prés fleuris, aux grasses plaines,
Aux coteaux où la vigne étend ses pampres verts,
Les sauvages sommets, de genêts recouverts,
Qui font au vent d’été de si fauves haleines.

Vous en souvenez-vous, genêts de mon pays,
Des petits écoliers aux cheveux en broussailles
Qui s’enfonçaient sous vos rameaux comme des cailles,
Troublant dans leur sommeil les lapins ébahis ?

Comme l’herbe était fraîche à l’abri de vos tiges !
Comme on s’y trouvait bien, sur le dos allongé,
Dans le thym qui faisait, aux sauges mélangé,
Un parfum enivrant à donner des vertiges !

Et quelle émotion lorsqu’un léger frou-frou
Annonçait la fauvette apportant la pâture,
Et qu’en bien l’épiant on trouvait d’aventure
Son nid plein d’oiseaux nus et qui tendaient le cou !

Quel bonheur, quand le givre avait garni de perles
Vos fins rameaux émus qui sifflaient dans le vent,
— Précoces braconniers, — de revenir souvent,
Tendre en vos corridors des lacets pour les merles !

Mais il fallait quitter les genêts et les monts,
S’en aller au collège étudier des livres,
Et sentir, loin de l’air natal qui vous rend ivres,
S’engourdir ses jarrets et siffler ses poumons ;

Passer de longs hivers, dans des salles bien closes,
À regarder la neige à travers les carreaux,
Éternuant dans des auteurs petits et gros,
Et soupirant après les oiseaux et les roses ;

Et, l’été, se haussant sur son banc d’écolier,
Comme un forçat qui, tout en ramant, tend sa chaîne,
Pour sentir si le vent de la lande prochaine
Ne vous apporte pas le parfum familier....

Enfin, la grille s’ouvre ! On retourne au village ;
Ainsi que les genêts, notre âme est tout en fleurs,
Et dans les houx remplis de vieux merles siffleurs
On sent un air plus pur qui vous souffle au visage.

On retrouve l’enfant blonde avec qui cent fois
On a jadis couru la forêt et la lande ;
Elle n’a point changé, — sinon, qu’elle est plus grande,
Que ses yeux sont plus doux et plus douce sa voix.

— « Revenons aux genêts ! — Je le veux bien ! » dit-elle.
Et l’on va, côte à côte, en causant, tout troublés
Par le souffle inconnu qui passe sur les blés,
Par le chant d’une source, ou par le bruit d’une aile.

Les genêts ont grandi, mais pourtant moins que nous :
Il faut nous bien baisser pour passer sous leurs branches,
Encore accroche-t-elle un peu ses coiffes blanches ;
Quant à moi, je me mets simplement à genoux.

Et nous parlons des temps lointains, des courses folles,
Des nids ravis ensemble, et de ces riens charmants
Qui paraissent toujours sublimes aux amants,
Parce que leurs regards soulignent leurs paroles.

Puis, le silence ; puis, la rougeur des aveux,
Et le sein qui palpite, et la main qui tressaille,
Et le bras amoureux qui fait ployer la taille...
Comme le serpolet sent bon dans les cheveux !

Et les fleurs des genêts nous font un diadème ;
Et, par l’écartement des branches, — haut dans l’air, —
Paraît comme un point noir l’alouette au chant clair
Qui, de l’azur, bénit le coin d’ombre où l’on aime !

Ah ! de ces jours lointains, — si lointains et si doux ! —
De ces jours dont un seul vaut une vie entière,
— Et de la blonde enfant qui dort au cimetière,
Genêts de mon pays, vous en souvenez-vous ?

 

 

 

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